mardi 7 octobre 2008

Auroville, réussite ou faillite d'une utopie?...


Pour cette rentrée 2008-2009, de nouvelles thématiques ont vu le jour, notamment, celle de "l'utopie et de la réalité". C'est dans le cadre de ce sujet qu'il m'a paru intéressant de faire un article sur une utopie, ou une tentative d'utopie, qui m'a beaucoup intéressée ces derniers temps. Cette "utopie en cours" gagnerait à être mieux connue, d'autant plus qu'elle fut en partie réalisée par des français de la période mai 68. Elle se situe en Inde, près de Pondichery et a pour nom: Auroville.

Finalement, ça peut paraître prétencieux de discerter sur une communauté dans laquelle on n'a jamais vécu. Mais je vais tenter du mieux que je peux à partir de la documentation que j'ai trouvée.


Auroville est donc une cité fondée en 1968 à partir des enseignements d'un homme du nom de Sri Aurobindo. Ce dernier fut considéré à son époque comme un sage en même temps qu'un réformateur politique. ll milita activement pour l'indépendance de l'Inde. Cette citée-communauté est censé être la concrétisation de l'unité humain, une cité ou coexisterait le spirituel et le matériel, une citée universelle, antichambre de la société future ou l'homme pourrait enfin cohabiter harmonieusement avec lui-même... Le caractère universaliste d'Auroville s'est affirmé dès sa naissance en déposant dans l'urne, au centre de la future cité, la terre de plus de 124 nations, symbole de réconciliation, d'espoir et d'unité.



A droite: Sri Aurobindo. Il fut une figure majeure du nationalisme indien dans les années 50-60. Ce n'est qu'après son désabusement de la politique et ses incarcérations successives qu'il se consacra entièrement au yoga. Il a mené une vie d'ascète pendant 25 ans pour se consacrer à son "Yoga intégral", sorte de rénnovation universaliste du yoga et qui reconsidère le lien entre l'homme et le divin

A gauche: Mira Alfassa, française et compagne de Sri Aurobindo, plus connue sous le nom de "la Mère". Elle fut la véritable initiatrice de ce projet. Elle fut également, suite à la mort de son compagnon, à l'origine de l'Ashram de Sri aurobindo d'ou serait parti Auroville et d'ou l'on recevait les enseignements du maître « Il doit exister sur terre un endroit inaliénable, un endroit qui n’appartiendrait à aucune nation, un lieu où tous les êtres de bonne volonté sincères dans leurs aspirations, pourraient vivre librement comme citoyens du Monde ». Ainsi se montre dès le début le caractère hybride et multiculturel d'Auroville.





Voici une maquette d'Auroville telle qu'elle devrait être. Comme vous pouvez le constater, la forme globale évoque une galaxie qui converge vers le centre de la citée, surplombé par le Matrimandir. Chaque branche de la galaxie représente un secteur spécifique d'Auroville, des activités industrielles, artisanales ou des zones d'habitats. on peut constater avec Google Earth que cette architecture n'a pas abouti. De plus, la croissance d'Auroville est plutôt ralentie. Elle qui prévoyait d'héberger 50 000 habitants, en héberge aujourd'hui 2000...



Le Matrimandir est le centre névralgique d'Auroville. contrairement à beaucoup de temples hindous, celui d'Auroville est ouvert aux touristes. C'est l'endroit ou les Aurovilliens viennent se resourcer librement...

Il existe également tout un programme d'éducation pour les habitants aurovilliens. Les enfants deviennent ainsi polyglotte dès le plus jeune âge. Elle se veut une "éducation intégrale" qui développe toutes les dimensions de l'être. Aujourd'hui, l'enseignement s'est orienté d'une manière plus pragmatique, de sorte que ces petits Aurovilliens puissent également s'intégrer à l'extérieur.


Aujourd'hui, Auroville constitue une citée de plusieurs dizaines de nations; Tel un laboratoire d'expérimentation, elle tente de trouver des innovations et développe des projets dans divers domaines tels les énergies renouvelables, le tout dans une logique de développement durable; Tout semble possible: activité artistique, bénévolat pour la construction de nouvelles infrastructures, méditation ect...


(A Aurovile, un arbre géant dont les lianes se sont enracinées et ont elles-même formé des troncs)

Mais tentons maintenant de scruter auroville au-delà de sa vitrine d'exposition:

J'ai une copine dans mon entourage qui est allé régulièrement en Inde et qui a fait un bref détour par Auroville. Elle n'y est resté que brièvement mais finalement, elle n'en retient pas grand chose. De mes souvenirs, Auroville lui paraissait être une sorte de concentrés de bobos 68tards. De plus, parce qu'elle est une utopie, elle diffère de la vie quotidienne des indiens et c'est sans doute pour ça qu'elle semble ne pas être pris au sérieux par ces derniers, embourbés dans la dureté de la vie. Auroville semble comme en déphasage, mise sous une cloche...

De plus, la mère de mon meilleur amis a quelques membres de sa famille qui ont eu des liens dans le passé, non pas avec Auroville mais avec l'ashram de "la mère"; Elle a donc une certaine idée de ce qui a pu se passer, notamment du conflit qui s'est tramé entre l'ashram et l'auroville naissante. L'ashram souhaitait avoir un rôle dans l'orientation de l'auroville future mais l'endroit s'est finalement autonomisé.

La plupart des blogs que j'ai visité ont donné une vision d'Auroville mitigée... Des bruits courent que des enfants élevés à l'aurovillienne depuis la naissance se droguent. De plus, les indiens qui vivant dans la région n'apprécient pas l'endroit car ils semblent être utilisés par les aurovilliens comme la sous-traitants, autrement dit, pour effectuer les tâches ingrates. Ainsi s'opérerait subrepticement une sorte de nouvelle hiérarchie entre des occidentaux pratiquant le coucouning et les indigènes qui triment...

Côté spirituel, Auroville semble une sorte de zone new-age assez fatra ou chacun fait un peu ce qu'il a envie; Le matrimandir est là pour que chacun, s'il le souhaite se ressource dans un espace silencieux; Des cours de yoga, de Tai-chi, des pratiques artistiques ainsi que des massages sont proposés mais l'ensemble fait finalement assez "club med". Et pour survivre, la citée doit vendre beaucoup de camelotes de toutes sortes ce qui ternit le côté "spirituel" de la chose.


Au pire, Auroville se révèle aux premiers abords être une sorte de village-vacance surrané, un no man's land pour occidentaux en mal d'exotisme. Cela ne fait finalement de mal à personne mais peut-on dire que c'est une utopie si on retrouve les mêmes dérives qu'ailleurs. D'autres parlent d'une véritable omerta sur certaines pratiques qui existent à auroville, notamment du point de vue immobilier.



On se retrouve donc face à un dillème:
- Si l'on veut construire une utopie sur des fondations solides comme le phalanstère, il semble nécéssaire de pouvoir se retrancher de la réalité extérieure pour mieux préserver les fruits du projet que l'on veut mener à terme. Cela pourra apparaître, aux yeux de certains, comme une forme de repli sectaire mais bâtir une utopie amène inévitablement à un déracinement de la société ambiante vers quelque chose de nouveau.

- Si l'utopie est en système ouvert, elle se retrouve alors avec des générations de nouveaux individus qui arrivent et qui se retrouvent en déphasage, parfois même en concurrence avec les premiers pionniers. Et c'est, je crois, ce qui s'est passé à Auroville. Il paraît en effet difficile de maintenir une utopie selon une ligne directrice, surtout si ce sont toutes les nations de la planète qui y participe. Et l'utopie de départ peut littéralement s'enliser suivant les désirs capricieux de chacun...

Dans le domaine utopique, il semble exister une sorte de tension entre 2 tendances: celle de vouloir changer l'homme et celle de changer son environnement. Les utopies totalitaires sont facilement tentés par le fait de refasçonner l'homme jusque dans ses fondations pour que l'individu, le parti, l'état et la vie dans son ensemble fusionnent dans une sorte de tout cohérent. D'autres démarches comme celle du Corbusier consiste à vouloir changer la vie humaine par de nouveaux rapports sociaux induits par une architecture moins individualiste et plus communautaire. Auroville semble être une sorte d'hybridation totale entre les 2 démarches à tel point que l'on ne sait plus trop ou l'on en est...


La conclusion peut sembler sévère mais il me semble que l'on a un devoir de réalisme face à des utopies aux objectifs aussi démesurés et prétencieux. Auroville, bien que cautionné et parrainé par de prestigieux organismes internationaux comme l'UNESCO, semble être fortement dépendant des capitaux européens et nord-américains; Les problèmes de financement et le manque main d'oeuvre semble expliquer l'avancée ralentie de certaines constructions ainsi que le phénomène de "sous-traitance" perçu par les indiens de Pondichery.

De plus, on trouve une foisonnante architecture allant du rudimentaire au plus baroque et qui, quelque part, témoignage du manque d'unité d'Auroville. Les riches qui s'installent et fabriquent leur fantasme urbanistique est en contradiction flagrante avec l'idéal de vie simple et harmonieuse aurovillienne. Bien qu'il n'y a pas de monnaie, il faut de fait, avoir les moyens de s'installer et cela passe par une sorte de permis probatoire ou l'on doit faire ses preuves pendant 2 ans pour la communauté



Il faut cependant reconnaître une incroyable prouesse aux pionniers aurovilliens: celle d'avoir transformé une zone désertique et aride en une immense zonne boisée par la plantation de plus de 2 millions d'arbre... Il suffit de trouver des images ça et là ou même aller sur google oearth pour constater la transformation qui s'est opéré, donnant à l'environnement aurovillien une allure de paradis tropical abritant toutes sortes d'espèces.

Auroville pose la question de la réelle pertinence d'une utopie soumise aux contingences du réel tel qu'il est. Après plus de 40 ans d'existence, il est raisonnable d'en tirer un bilan et de se demander ce que l'on peut tirer d'utopies de ce genre. Le projet originel semble de plus en plus lointain et les habitants s'activent, comme dans une fuite en avant, sans savoir ce que cela donnera...

Mais finalement, combien d'utopies faudra-t-il à l'humanité pour se rendre compte que nombre de solutions ne se trouve peut-être pas à l'extérieur de nous-même. Si la réalité est à l'image de la caverne de Platon, un voile d'illusions, les utopies ne seraient-elle pas des illusions supplémentaire, dont l'evanescence risquerait de rendre l'humain encore plus désabusé qu'il ne l'est déjà? Ne faudrait-il pas fondamentalement, comme le dit Matthieu Ricard, commencer d'abord par se transformer soi-même, là ou on est, pour pouvoir transformer le monde ???

9 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour et merci pour cette réflexion ! Toutes ces questions sur les utopies m'intéressent et j'ai justement découvert Auroville avant hier dans un reportage sur public sénat :

( http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=58180
+ un débat : http://www.publicsenat.fr/cms/video-a-la-demande/vod.html?idE=59824).
Votre conclusion est très interessante:

L’utopie comme une « illusion supplémentaire, dont l'evanescence risquerait de rendre l'humain encore plus désabusé qu'il ne l'est déjà. »
(… )
« commencer d'abord par se transformer soi-même, là ou on est, pour pouvoir transformer le monde » est sans doute une clef.

Merci.

Lisa

Betanoia a dit…

Merci à vous, ça me va droit au coeur. Si la nation d'utopie vous intéresse, vous pouvez lire "sur la route des utopies" de Christophe Cousin aux éditions arthaud, ou il relate ses pénégrinations dans les utopies de la planète

Betanoia

Anonyme a dit…

bonsoir ,Merci pour cet article juste et impartial!

« commencer d'abord par se transformer soi-même, là ou on est, pour pouvoir transformer le monde » est sans doute une clef.

J'ai quelque doute à ce sujet, pas que je mette en cause son fondement, bien au contraire, mais est-ce un fondement applicable à nos sociétés actuelles ?

Comment changer le monde quand tout vous est mâché et pré-digéré?
Dans nos systèmes économiques actuelles,où l'on vous dicte ce qui est bien ou mal,où pour s'insérer, on est obliger de suivre une route bien définie: gagner le + d'argent.

A travers les différents reportages, vidéos, ressources que j'ai pu trouver, les concernés insistent sur le respect que l'on porte au fondement de la liberté individuelle à tous les niveaux (social,personnel, économique..)
C'est les qualités que je pourrais trouver à Auroville en comparaison à notre style de vie bien rodé. Ajoutez-y, le développement durable et l'écologie.
il y a des aspect négatifs comme ailleurs, certains accusent de dilettantisme, de scientologie, d'autre, de "bobotisme". Moi, j'avoue que le principe Auroville me plait bien pour son côté avant-gardiste non contestable ,l'aspect spirituel et proche de la nature,la free-education, loin d'être négligeable ,et le principe d'avoir d'autre priorité que l'argent comme moteur économique, façon occidental.
Finalement ,la meilleure façon de se faire une opinion est d'y aller !

Encore merci ;)

Fabio

ELVAH a dit…

Quelle erreur scandaleuse de présenter Sri Aurobindo comme militant politique des années 50 60 quand celui ci est mort en 50 et s'est retiré de la vie politique le 4 avril 1910, date symbolique de son arrivée à Pondicherry. Là il décide de se consacrer entièrement à son " yoga intégral " et son Oeuvre de descente du Supramental sur terre...Oeuvre qu'il poursuivra jusqu'à sa mort avec Mère avec laquelle il constituait le couple d'Avatar " Shiva- Shakti ".
" Je peux aussi dire que je n'ai pas quitté la politique parce que je sentais que je ne pouvais y accomplir rien de plus, pareil idée était loin de moi. Je m'en suis éloigné parce que je voulais que rien n'entrave mon yoga et parce que j'ai reçu un Adesh (= ordre divin) trés clair. J'ai entièrement tranché les liens avec la politique, mais avant de le faire je savais de l'intérieur que le travail que j'y avais commencé était destiné à être poursuivi par d'autres dans les directions que j'avais prévues et que l'ultime triomphe du mouvement que j'avais lancé était sûr en dehors de mon action et de ma présence personnelle. Il n'y avait pas derrière mon retrait le moindre motif de désespoir ou sentiment de futilité. " S.A. in On himself publié par SABCL p 55

bonnin pierre a dit…

Nous avons vécu à auroville dans plusieurs communautés en 1980 et nous connaissons assez bienl'oeuvre d'Aurobindo Ghose
Auroville était loin d'être un paradis et ce n'était pas le meilleur endroit pour être tranquille, il était d'ailleurs bien plus difficie d'y entrer que d'en sortir!
Cependant, ce blog démontre une méconnaissance à peu près totale d'aurobindo et de l'histoire tumultueuse d'auroville, c'est sans concession un tissus d'absurdité aggrémenté d'un parti pris.On trouve vraimentn'importequoisurle web!

Anonyme a dit…

Je ne suis pas allé à Auroville non plus, c’est en projet, et je m’y intéresse donc beaucoup. C’est vrai on trouve vraiment n’importe quoi sur le web… mais on y trouve aussi des informations très sérieuses. On ne trouve personne sur place qui prétend que vivre a Auroville soit facile, et pour ce qui est d’y entrer, c’est très clair il suffit de lire le protocole d’entrer pour s’en rendre compte, c’est plus facile d’en sortir que d’y entrer, une année minimum « année probatoire » pour être admis comme membre.
La première fois que j’ai entendu parler d’Auroville c’était au début des années 80. A l’époque on présentait déjà cette communauté comme un « Métropolis à la Fritz Lang » aussi j’ai été assez amusé de voir que cet argument n’a pas disparu. On dit donc toujours que seul les indiens travaillent. A l’époque on disait même que « les Auroviliens n’ont pas le droit de travailler, ils se l’interdisent, ils pensent, ils méditent… ». C’est rassurant de voir que les mêmes conneries ou presque se répètent de décennies en décennies.
Une autre chose me « rassure » également, cette manière de toujours mettre en parallèle la spiritualité et la boutique de camelote… ou encore le fait de posséder des biens matériels, (au fait pour rectifier une info que l’on trouve toujours sur le web : il n’est pas nécessaire de se dépouiller de ses biens pour être admis dans la communauté !) le principe est très clair au départ, l’argent n’aura pas cours uniquement à l’intérieur de la ville, pour ce qui est des échanges avec l’extérieur il faudra bien acheter ce qui sera nécessaire.
De nombreux bruits courent, et courent toujours, autour d’Auroville : les gamins se droguent… C’est certainement aussi vrai que de dire que tous les adolescents des banlieues sont des délinquants. J’ai même trouvé un site ou on vous dit le plus naturellement que les Auroviliens pratique la pédophilie… ! Information particulièrement monstrueuse, qui fort heureusement s’avère non seulement non vérifiable mais parfaitement calomnieuse ! Pour ce qui est des habitants locaux, certains s’en moquent, d’autres spéculent sur la valeur des terrains (qui a flambé), d’autres vivent du tourisme qu’a engendré ce projet bizarre, et d’autres encore travaillent à Auroville (environ 4000 emplois sont générés par la communaute)
Fort heureusement comme je disais au début on trouve aussi sur le web des infos très sérieuses. Un site officiel, une radio, et en cherchant un peu sur le site officiel par exemple on trouve même deux publications destinées au Auroviliens mais accessibles à tous (en anglais).
Pour ceux qui se posent toujours la question de savoir pourquoi Auroville ne compte que 2300 habitants au lieu des 50000 prévus… et bien , peut-être tout simplement parce que c’est pas facile la vie a Auroville. Un grand nombre de repaires sociaux ont disparu dans une telle communauté. Un grand nombre d’éléments de confort aussi. On ne peut certainement pas vivre en dilettante dans un tel endroit, il faut donc y trouver sa place. Et puis il y a le logement… problème récurrent.
Ah ! le logement, les premiers arrivés ont quelquefois déliré dans des architectures fantaisistes et créatives, aujourd’hui, les choses changent. Face à un vrai problème de logement, il devient impossible de construire sa propre maison, la communauté se dirige vers des logements collectifs.
On ne vit plus de la même manière quand on est 2300 que quand on est 230 et quand il y aura 10000 habitants les choses seront encore différentes. Plus je me renseigne sur ce projet, plus je me rends compte, que c’est à la fois énorme et complexe. Ce n’est certainement pas une faillite. C’est toujours un projet, c’est toujours une expérience, elle avance. Et C’est a suivre…
CLAUDE

Aurélie Beaumont a dit…

Merci pour les informations. Il est géniale. Avez-vous des conseils pour la faillite?

Capsule Arnold a dit…

Son bon de savoir une connaissance cachée et l'histoire de l'utopie était sorti de son ancien excellente patrimoine culturel et à une économie progressive du monde. Je suis heureux d' être en train de lire ce blog , beaucoup d'idées je savais après l'avoir lu. Pour sûr Utopia eu résister à la crise financière et économique par ses dirigeants en circulation. Vous recherchez Syndic de faillite spécialisée dans la gestion de la dette et de l'insolvabilité , les services pour les particuliers et les entreprises. Prenez une visite à De Billy - Tremblay

Syndic Faillite a dit…

Je crois que c'Est une utopie que de rêver que cette société puisse évoluer vers quelque chose de mieux... quoi qu'il en soit, j'ai bien aimé votre article et piste de réflexion. Bravo pour votre travail.